Assise à la table de la cuisine, mon énième souper solo devant moi, je me rends compte que j’en ai marre. L’appétit ne vient même pas, je dois en avoir vraiment marre. Je croyais que la solitude était ma meilleure amie, le mur bleu en face de moi me dit que ma meilleure amie m’a trahie, qu’elle m’a leurrée avec de fausses promesses. Je regarde par la fenêtre: elle s’entrouvre par le haut et reflète ainsi l’intérieur de ma prison, ses armoires, son réfrigérateur, son bordel. Je n’ai pas vraiment besoin de voir ma misère en double, mais, de toute évidence, je n’ai pas le choix. La vie est insistante parfois, elle répète et répète sans cesse les éternelles vérités jusqu’à ce que… Jusqu’à ce que rien en fait. On comprend tout à moitié et quand la vie arrête de frapper le même clou, on n’en sait toujours pas plus. Je regarde par la fenêtre et ne vois que le miroir révélateur. Je dois faire la vaisselle, je sais, cela fait une semaine que la vitre m’envoie le même message. J’ai beau tourner dos au comptoir où s’empilent assiettes, casseroles, ustensiles et coupes à vin, le spectacle s’offre à moi en réfraction indésirée, et jusqu’à date inutile. Ces architectes pensent vraiment à tout! Peut-être qu’un matin, à force de martèlement optique, je vais me lever et me diriger tout droit vers le lavabo, ouvrir le robinet d’eau chaude, faire gicler du savon à vaisselle dans le bassin et y plonger mes mains délicates. Peut-être vont-elles se mettre au travail pour la première fois depuis des semaines, et que tout ce labeur me donnera des courbatures, que je m’étirerai le cou, que mon regard se posera sur ma fenêtre et qu’à cet angle de vue, tout sera différent, que la vitre me permettra enfin de voir au-delà de ma prison, une toute nouvelle scène magnifique, une scène qui me plaira, peut-être même un chien.
Ça sera sans doute pour demain matin. Sans doute…
25 septembre 2008
11 février 2008
Pirichittus
Quoi de mieux pour briser la routine qu’un petit voyage d’une journée, en groupe, dans un immense bus voyageur, pour découvrir de nouveaux coins de pays? J’avais de la chance, quand j’étais jeune, de participer à ce genre de balades que notre association culturelle organisait. Plusieurs familles se réunissaient le temps d’une journée pour aller visiter un nouveau vignoble ou un producteur de sanglier. Nous dégustions les alcools, faisions les tours de propriétaires, un musée parfois, ou une église. Nous pique-niquions en début d’après-midi et ça recommençait jusqu’à ce que le soleil couchant nous indique qu’il était bien temps d’arrêter tout ça.Mais les festivités commençaient dès le matin, dans l’autobus, alors qu’on se passait, de main en main, les immenses thermos de café et qu’une dame se balançait dans l’allée pour distribuer des petites gâteries qu’elle avait préparées la veille. Le biscuit encore dans la bouche, une autre dame, une autre gâterie, et ce, tout le long du voyage. Peut-être qu’une douce compétition entre les cuisinières se tramait sous nos yeux, mais pour tous ceux qui se remplissaient la panse, tout était bon et tout était merveilleux.
C’est à ces délicieux moments que je pensais en feuilletant mon gros livre des saveurs de la Sardaigne. Cette île méditerranéenne, qui se trouve juste au sud de la Corse, possède une gastronomie typique des insulaires de la région : beaucoup de poisson, surtout des grillades, un peu de cochonnet, quantité de légumes quand la sècheresse ne brûle pas tout sur son passage, et des desserts, simples mais savoureux, qu’on mange plus qu’autrement en goûter qu’après le repas. La Sardaigne a connu le passage des Maures, alors des épices comme le safran et le cumin se sont frayés une place importante dans la cuisine locale. Mais pour aujourd’hui, je me suis arrêtée sur un biscuit citronné puisque tous les ingrédients demandés se trouvaient dans ma boîte à surprise. J’en essaierai probablement d’autres et vous en ferai part.
Je vous présente la recette tel qu’elle se retrouve dans le livre. Je mentionnerai après les conneries, heu... je veux dire erreurs que j’ai faites.
Pirichittus
1 petit verre d’huile d’olive
3 citrons
12 œufs
600 g de farine
400 g de sucre
Mélanger les œufs dans un bol, puis ajouter graduellement l’huile, en fouettant continuellement. Dans un bol plus grand, verser la farine et créer un puit au centre où on verse le mélange d’œufs. On mélange bien et on laisse reposer.

On chauffe le four à 200 C (400 F). On crée des petites boulettes de la grosseur d’une balle de golf qu’on dispose sur une plaque parcheminée, bien distancées les unes des autres. On cuit 15-20 minute.
Pendant la cuisson, on prépare le sucre dans un chaudron, avec un demi-verre d’eau et le zeste des trois citrons.
Quand les biscuits sont prêts, on les laisse refroidir quelques minutes puis on les trempe dans le sucre 1 ou 2 minute, pour qu’ils s’imbibent un peu du liquide. On laisse ensuite refroidir sur une plaque. La recette donne environ 45 biscuits.

Bon alors, les choses à ne pas faire, surtout quand on a une maladie qui nous pousse à toujours modifier les recettes :
- ne pas utiliser du sucre non-raffiné, la couleur n’est pas très appétissante
- ne pas oublier le premier caramel sur le feu, la raison est évidente
- ne pas mettre le jus des citrons dans le sucre, car le sucre ne cristallisera pas sur les biscuits et ne donnera pas un beau glaçage blanc (toutes les femmes qui s’épilent au sucre vont me comprendre ici, pour les autres, croyez-moi, j’aurais du y penser moi-même, mais je suis une imbécile, parfois…)
- je crois qu’il vaut mieux utiliser des œufs moyens, j’ai pris mes habituels extra-gros et je crois que la pâte était trop liquide et les boulettes manquaient un peu de tonus

Je suis tout de même très heureuse du résultat et je suis prête à en refaire. Le biscuit est à peine sucré grâce au glaçage et la texture est entre celle d’un gâteau et d’un biscuit sablé. Si vous n’avez pas de citron, je suis certaine que ce sera aussi délicieux avec du zeste d’orange ou de pamplemousse, ou même seulement parfumé à la cardamome ou une autre épice ou bien …. (vous voyez ce que je veux dire quand je dis que c’est une maladie, la modification)
8 février 2008
Attention, attention
J'ai amplement consommé d'émissions télé culinaires dans les dernières années et je dois vous avouer que je commence à saturer. Ce sont toujours les mêmes choses qui reviennent et puis, regarder les autres savourer des délicatesses pendant que je mange des nouilles à l'huile relève du masochisme d'une imbécilité sans borne.
Mais pourquoi donc écris-je un blog de bouffe?
Ah la la, ne faites pas d'esprit avec moi aujourd'hui. Une autre fois peut-être. En attendant, ce soir, je renouerai surement avec ma télé pour regarder À la Di Stasio où sera présentée l'auteure de Chocolate & Zucchini (un des blogs culinaires les plus en vogue), Clotilde Dusoulier. Des reprises sont prévues tout au long de la semaine, comme d'habitude à Télé Québec, n'est-ce pas? En fait, je risque plus d'attraper celle de dimanche PM.
Regardez et prenez des notes, peut-être qu'un jour, c'est vous qui y serez!
Quelques jours plus tard:
Si quelqu'un essaie la quiche, faites m'en part dans les commentaires !
Mais pourquoi donc écris-je un blog de bouffe?
Ah la la, ne faites pas d'esprit avec moi aujourd'hui. Une autre fois peut-être. En attendant, ce soir, je renouerai surement avec ma télé pour regarder À la Di Stasio où sera présentée l'auteure de Chocolate & Zucchini (un des blogs culinaires les plus en vogue), Clotilde Dusoulier. Des reprises sont prévues tout au long de la semaine, comme d'habitude à Télé Québec, n'est-ce pas? En fait, je risque plus d'attraper celle de dimanche PM.
Regardez et prenez des notes, peut-être qu'un jour, c'est vous qui y serez!
Quelques jours plus tard:
Si quelqu'un essaie la quiche, faites m'en part dans les commentaires !
7 février 2008
Montréal -16 , ou comment profitez de l’hiver avec une tasse de cacao en regardant Alice in Wonderland
Il fait froid aujourd’hui, bien trop froid pour aller se geler les miches à faire l’épicerie, bien que je sois franchement due. Il est hors de question que je me balade avec mes sacs à emplettes dans tout Côte-des-Neiges, les pantalons insérés dans les bottes, les deux narines gelées collées et le foulard givré par ma respiration. Non non non, le boulot terminé, je suis rentrée et je n’en sortirai plus. C’est une journée parfaite pour ramasser tous les restants de légumes du frigo dans une marmite, avec un fond de bouillon congelé, pulser le tout et faire semblant qu’on vient de confectionner le potage du siècle. Je pourrai décrire son onctuosité, sa saveur délicate, le doux parfum des épices (mais quelles épices???). Pourquoi dont nourrir le mensonge alors que vous savez très bien qu’il s’agit là du parfait souper du jeudi soir. Et oui, la semaine termine bientôt et, si tout va bien, demain sera une soirée resto, alors autant pas trop s’énerver et profiter des derniers restes de l’épicerie de la semaine passée.
Je fais de la poésie.
En attendant que la soupe se prépare d’elle-même, je me paie un chocolat chaud au chipotle et je chante en cœur avec le lapin:
I’m late, I’m late, for a very important date!
P.S. : N’oubliez pas le deuxième épisode de Lost ce soir...
5 février 2008
Cake à la citrouille et aux épices
Je sais, je suis quelques mois en retard avec ma citrouille. Mais je vous assure, vous trouverez encore quelques courges pulpeuses à l'épicerie et, dans le pire des cas, vous pourrez vous rabattre sur la citrouille en conserve. Dans ma cuisine à moi, c'est le lendemain de l'Halloween, lorsque les citrouilles sont à rabais, que je fais provision du légume, que je réduit en purée et congèle en grande quantité. Ainsi, tout au long de l'hiver, je me gâte de tartes, muffins, gâteaux et potage jusqu'à ce que l'été et ses petits fruits arrivent.
En fait, je n'avais plus rien à manger au déjeuner. Dans un récurrent espoir de me serrer la ceinture, je me retiens d'aller à l'épicerie avant jeudi, c'est à dire une semaine exactement depuis mes dernières emplettes. J'en ai ras le pompom de manger des crêpes à l'eau (il ne me reste plus une lampée de lait) et je me suis dit qu'un petit gâteau ferait très bien l'affaire. Pas si mal pour du serrage de ceinture, n'est-ce pas? Une chance que j'ai un congélo!
Cake à la citrouille et aux épices
2 et 1/4 t. de farine de blé entier
1,5 cuil. à thé de cannelle
0.5 cuil. à thé de cinq-épices chinoises
0.5 cuil. à thé de gingembre en poudre
1 cuil. à thé de bicarbonate de soude
0.5 cuil. à thé de sel
1,5 t. de cassonade dorée
4 oeufs extra-gros
1 t. d'huile de canola
1,5 t. de purée de citrouille
Four à 350F. Moule à bunt-cake bien graissé. On tamise la farine, les épices, le soda et le sel dans un récipient. Dans un grand bol, on fouette les oeufs et la cassonade, puis on ajoute l'huilet et la purée de citrouille. On ajoute les ingrédients secs. On met dans le moule. On enfourne et puis on fait comme je suis en train de faire en ce moment, on attend, 45 minutes environ, jusqu'à ce qu'un cure-dent ... bla bla bla...
Je me couperai une tranche pour le dessert. Pour l'instant, je vous présente le bunt cake en intégral et moi, je retourne à ma rédaction. Trop de plaisir...

Et on renverse:
En fait, je n'avais plus rien à manger au déjeuner. Dans un récurrent espoir de me serrer la ceinture, je me retiens d'aller à l'épicerie avant jeudi, c'est à dire une semaine exactement depuis mes dernières emplettes. J'en ai ras le pompom de manger des crêpes à l'eau (il ne me reste plus une lampée de lait) et je me suis dit qu'un petit gâteau ferait très bien l'affaire. Pas si mal pour du serrage de ceinture, n'est-ce pas? Une chance que j'ai un congélo!
Cake à la citrouille et aux épices
2 et 1/4 t. de farine de blé entier
1,5 cuil. à thé de cannelle
0.5 cuil. à thé de cinq-épices chinoises
0.5 cuil. à thé de gingembre en poudre
1 cuil. à thé de bicarbonate de soude
0.5 cuil. à thé de sel
1,5 t. de cassonade dorée
4 oeufs extra-gros
1 t. d'huile de canola
1,5 t. de purée de citrouille
Four à 350F. Moule à bunt-cake bien graissé. On tamise la farine, les épices, le soda et le sel dans un récipient. Dans un grand bol, on fouette les oeufs et la cassonade, puis on ajoute l'huilet et la purée de citrouille. On ajoute les ingrédients secs. On met dans le moule. On enfourne et puis on fait comme je suis en train de faire en ce moment, on attend, 45 minutes environ, jusqu'à ce qu'un cure-dent ... bla bla bla...
Je me couperai une tranche pour le dessert. Pour l'instant, je vous présente le bunt cake en intégral et moi, je retourne à ma rédaction. Trop de plaisir...

Et on renverse:
30 janvier 2008
Bonjour, mon nom est Puz et je suis fille de chasseur
Pendant que les autres familles organisaient leur temps autour des fêtes et événements spéciaux, mon petit clan à moi inscrivait au calendrier les périodes de chasse et de pêche. Le petit gibier, le gros gibier, dans les Laurentides, à Anticosti ou dans le coin de la Baie James, les fins de semaine de poisson à l’Étape, et tous ces moments de préparation intenses et anticipatifs pour organiser nos escapades en nature. Mon père a quitté sa Sardaigne natale il y a bien longtemps, et il a bien adopté le mode de vie du chasseur-cueilleur qui semble inhérent à notre riche milieu boréal.
Depuis que je suis minuscule, depuis un magique voyage à Petite-Bergerone, un souvenir de pluie et d’un immense imper pour homme, ma vie a été réglée, d’une manière ou d’une autre, autour de ces activités forestières. J’exagère à peine. Aujourd’hui, ce sont des souvenirs froids, glacés, humides, fatigants mais drôlement spéciaux que je partage avec mon père, ses frères, et le mien. Mon paternel continue de me fournir en chevreuil, caribou, perdrix et truites tout au long de l’année. En fait, il est assez rare que j’achète de la viande, préférant cuisiner le gibier on ne peut plus bio que d’autres ont été chercher pour moi.
C’est pourquoi j’ai décidé de vous présenter ce soir, en primeur, mon super rôti de caribou. Je sais que la plupart d’entre-vous n’avez pas ce genre de pièce qui vous attend dans le frigo, et c’est seulement pour le plaisir de partager nos traditions culinaires que je vous en parle ici.
Je l’ai d’abord mariné, pendant presque 48 heures, au frigo bien sûr, dans un mélange de vin rouge (celui de mon papa, et oui), de sauce Worcesteshire, de moutarde, de pâte de piment et d’oignons. Je l’ai cuit à 350 F, jusqu’à ce que le thermomètre inséré au centre de la pièce indique 150 F. On se repose ensuite 15-20 minutes et on déguste.


Pour accompagner, j’ai préparé des tomates farcies, un petit quelque chose que je mixe en trois secondes lorsque j’ai un restant de vieux pain sec ou des craquelins que quelqu’un a apporté au party de la veille. Je coupe un chapeau aux tomates, je les vide ensuite. Je mélange les entrailles au féculent émietté ainsi que du parmesan râpé. Au four, jusqu’à ce que le centre soit chaud, puis sous le broil, jusqu’à ce que le dessus soit croustillant.
Un souper parfait pour me remémorer mes souvenirs d’enfance.
En passant, je sais que plusieurs sont contre ça, la chasse, la pêche, la viande. Mes études en anthropologie m’ont enseigné que l’être humain a survécu grâce à son alimentation non-exclusive et son système non-spécialisé. Je crois sincèrement que nous sommes faits ainsi et qu’il n’est pas à notre avantage d’aller contre-nature. Comme vous l’avez peut-être remarqué, et pour des raisons écologiques surtout, je mange plus végétal qu’animal. Mais cela ne m’empêche pas de savourer un rôti de caribou une fois de temps en temps.
À chacun sa voie.
Depuis que je suis minuscule, depuis un magique voyage à Petite-Bergerone, un souvenir de pluie et d’un immense imper pour homme, ma vie a été réglée, d’une manière ou d’une autre, autour de ces activités forestières. J’exagère à peine. Aujourd’hui, ce sont des souvenirs froids, glacés, humides, fatigants mais drôlement spéciaux que je partage avec mon père, ses frères, et le mien. Mon paternel continue de me fournir en chevreuil, caribou, perdrix et truites tout au long de l’année. En fait, il est assez rare que j’achète de la viande, préférant cuisiner le gibier on ne peut plus bio que d’autres ont été chercher pour moi.
C’est pourquoi j’ai décidé de vous présenter ce soir, en primeur, mon super rôti de caribou. Je sais que la plupart d’entre-vous n’avez pas ce genre de pièce qui vous attend dans le frigo, et c’est seulement pour le plaisir de partager nos traditions culinaires que je vous en parle ici.Je l’ai d’abord mariné, pendant presque 48 heures, au frigo bien sûr, dans un mélange de vin rouge (celui de mon papa, et oui), de sauce Worcesteshire, de moutarde, de pâte de piment et d’oignons. Je l’ai cuit à 350 F, jusqu’à ce que le thermomètre inséré au centre de la pièce indique 150 F. On se repose ensuite 15-20 minutes et on déguste.


Pour accompagner, j’ai préparé des tomates farcies, un petit quelque chose que je mixe en trois secondes lorsque j’ai un restant de vieux pain sec ou des craquelins que quelqu’un a apporté au party de la veille. Je coupe un chapeau aux tomates, je les vide ensuite. Je mélange les entrailles au féculent émietté ainsi que du parmesan râpé. Au four, jusqu’à ce que le centre soit chaud, puis sous le broil, jusqu’à ce que le dessus soit croustillant.
Un souper parfait pour me remémorer mes souvenirs d’enfance.
En passant, je sais que plusieurs sont contre ça, la chasse, la pêche, la viande. Mes études en anthropologie m’ont enseigné que l’être humain a survécu grâce à son alimentation non-exclusive et son système non-spécialisé. Je crois sincèrement que nous sommes faits ainsi et qu’il n’est pas à notre avantage d’aller contre-nature. Comme vous l’avez peut-être remarqué, et pour des raisons écologiques surtout, je mange plus végétal qu’animal. Mais cela ne m’empêche pas de savourer un rôti de caribou une fois de temps en temps.
À chacun sa voie.
29 janvier 2008
Mousse de chocolat blanc au thé vert: c'est avec du tofu, alors, les végétaliens sont les bienvenus!
Ça y est, je ne peux plus m'arrêter. Mon fridge est rempli de petits flans et je me mets tout de même à préparer un autre petit dessert rapido presto. Pour qui??? Pour quoi??? Mais pour moi, voyons! Ne me dites pas: Puz, tu penses pas avoir assez de dessert comme ça??? Et je vous répondrais: Mais non, pardi! On n'a jamais assez de dessert!!! Et vous me direz: Puz, feras-tu double shift de yoga demain pour compenser tout ça??? Et je vous répondrais: ... En fait, je ne vous répondrais rien du tout, puisque je serais partie à la course pour éviter qu'on me ramène ma gloutonnerie sous le nez. Voilà.Mais puisque vous n'en avez rien à faire de mes conversations hypothétiques, je vais plutôt vous expliquer comment m'est venue l'idée de faire ce petit dessert. Un bon matin, je me suis réveillée, affamée, sans le moindre crouton de pain à me mettre sous la dent, sans la moindre vieille brioche assèchée à grignoter. Dans ma boîte froide il n'y avait qu'un paquet de tofu soyeux dont je ne savais que faire. Dans le garde manger, un restant de chocolat blanc, vieux souvenir d'une recette manquée (je ne mange jamais de chocolat blanc directos, comme ça, bien trop sucré ... yeuhh) et dans ma petite armoire aux herbes, un petit pot de poudre verte, bien légale, qu'on appelle macha, ou matcha, comme vous préférez. J'avais déjà vu un chef, à une émission au Food Network, faire une mousse au chocolat à base de tofu, mais c'était du chocolat noir, et je n'avais aucune idée des quantités utilisées. Suite à de nombreuses erreurs, j'en suis venue à trouver les proportions parfaites pour mes papilles gustatives et, dans un élan de grande et gratuite générosité, je vous en fait part.
Mousse au chocolat blanc et au thé vert
1 paquet de 500 g de tofu soyeux extra-ferme (je préfère travailler avec celui là, ça fonctionne avec les autres tofus soyeux, mais la texture s'en verra modifiée)
220 g de chocolat blanc, à base de soya pour les végétaliens
1 cuil. à thé de matcha (si vous aimez VRAIMENT le goût du matcha, vous pouvez mettre une cuillérée comble)
quelques gouttes d'essence d'amande (une petite fantaisie)
Je me rends compte que je suis pratiquement incapable d'énoncer des ingrédients sans user des parenthèses. Ohhh, ça doit faire mon charme je suppose... hein???
Alors on sort son robot culinaire. Je n'ai jamais essayé avec un autre appareil, faites m'en part si vous vous lancez. On met le tofu dans la machine et on part le tout, pour un bon petit bout de temps. De temps en temps, la spatule se fera aller sur les parois du bol de plastique pour être certain de ne rien manquer. Le tofu doit devenir hyper lisse, comme une crème fouettée. En suite, on fait fondre le chocolat au bain-marie, doucement, tranquillement, avec beaucoup d'amour. Puis on verse le chocolat dans le robot, ainsi que le thé vert, et on repart, la spatule toujours prête à travailler. Pendant que ça roule, on introduit l'essence d'amande.
On verse dans les plats à service et on réfrigère le tout, quelques heures. J'aime les servir avec des petits biscotti.
Ça vous donnera 6 portions raisonnables ou 4 portions pour gloutons.
Une portion pour moi! Mais non, je blague.
...
Trêve de plaisanterie, j'ai une petite question pour mes amis de Blogger. J'aimerais bien que les commentaires s'affichent automatiquement sous mes posts, sans que les gens aient à cliquer sur un onglet. J'ai bien cherché comment faire, sans succès. À l'aide...
Souvenir allégé du Costa-Rica: Flan à la noix de coco
Il y a exactement un an, j'étais couchée sur le sable au Costa-Rica, à Playa Hermosa, dans le Guanacaste, avec un livre de John Irving dans les mains, le corps beurré de crème solaire FPS 50, l'autoroute des iguanes à deux pas de ma serviette de plage. Dans une demie-heure environ, je serais partie pour le petit resto qui donnait sur la mer, pour me commander un grand
fresco de guanabana et un flan de coco. Le verre était immense, et bien bien fresco, le flan était sucré et chaud du soleil centraméricain. Là-bas, ils font leur flan avec du lait condensé, ce qui lui donne une agréable onctuosité et un potentiel hypoglycémique assez élevé. Je l'ai essayé plusieurs fois, pour des occasions spéciales ou juste pour m'accompagner au lit. Mais c'est définitivement trop riche pour être préparé tous les jours.C'est pourquoi j'ai décidé d'essayer cette petite recette que j'ai trouvée dans mon livre de cuisine thaï, que je modifie selon ce que j'ai dans le garde-manger (lit ou crème, sucre ou sirop d'érable...). Je n'ai qu'à fermer les yeux, et j'entends à nouveau les vagues, le cri des singes, et le brouhaha des enfants.
Flan de coco léger
1 boîte de lait de coco de 400 ml3 oeufs extra gros, légèrement battus
4 cuil. à soupe de sucre
4 cuil. à soupe de noix de coco en copaux
Aussi simple que mélanger tous les ingrédients dans un bol, la noix de coco inclue (je préfère la noix de coco dans mon flan que simplement saupoudrée sur le dessert, comme le suggère l'auteure du livre). J'ai mis la préparation dans 4 ramequins, les 4 ramequins dans un plat allant au four, avec de l'eau chaude jusqu'aux trois-quarts, et le plat allant au four, et ben dans le four, à 350 F pour une trentaine de minute. Quand on insère un cure-dent, celui-ci doit ressortir en laissant un trou dans le flan, si le trou se referme, c'est qu'il est encore liquide.
J'aime aussi faire ce dessert avec de la crème de coco plutôt que du lait, un peu plus riche, sans dépasser les bornes. Vérifier par contre si celle-ci est sucrée, ce qui arrive souvent. Dans ce cas, on omet le sucre!
Et si vous vous demandez ce qui a atterri sur mon flan, c'est ... heu... une tentative de praliné au sésame... Je ne vous donne pas la recette.
....
On me demande la recette originale, la costaricienne, alors pour ceux qui veulent se payer une petite douceur bien riche, je vous la transcris ici. Elle est tirée d'un petit bouquin qu'une dame m'a donné là-bas, dont je scannerai la couverture dès que le foutu scan fonctionnera. En attendant, voici les ingrédients tels qu'indiqués, enfin, l'espagnol en moins. (Okay, ça y est, le scan fonctionne)
Flan de coco comme au Costa-Rica
1 boîte de lait condensé1 boîte de lait évaporé ( c'est ici que j'ai appris qu'il s'agissait de deux choses différentes)
1/2 tasse de sucre
1/2 tasse de lait
1/2 tasse de noix de coco fraîche, râpée
6 oeufs (on ne spécifie pas la taille)
Mélanger tous les ingrédients dans un mélangeur électrique pour 3 minutes (pour Puz, c'est au robot). Verser dans un pyrex, lui même placé dans un bain-marie. Cuire au four à 350F pour 45 minutes ou jusqu'à ce qu'un couteau en ressorte propre. Laisser refroidir.
Donne 12 portions.
Voilà! J'espère que vous allez aimer.
22 janvier 2008
Mon "comfort food" à moi!
Pendant que je songe à construire un nouveau blog, d'opinion cette fois-ci...
Pendant que mon deuxième pays vit la crise du fromage,
Je m'en remets à la mozzarina canayenne de Saputo et me concocte un grand classique, un "runner" dans la plupart des maisonnées sur la planète (j'exagère à peine), un fabuleux mélange de trois ingrédients, quatre, non, attendez..
1,2..3..5..6!
donc un fabuleux mélange de six ingrédients sublimes séparément, paradisiaque après une union libre, très libre.
Une super salade tomates, mozzarella, basilique, huile, sel et poivre. Beaucoup de poivre. Non mais vraiment, ben du poivre.

Ne vous inquiètez pas, j'ai l'intention de faire dans le plus extravagant prochainement, maintenant que mon four fonctionne (il est tellement vieux, 35 ans, je le laisse vivre ses caprices) et je fabule même sur quelques recettes de chocolat.
Pendant que mon deuxième pays vit la crise du fromage,
Je m'en remets à la mozzarina canayenne de Saputo et me concocte un grand classique, un "runner" dans la plupart des maisonnées sur la planète (j'exagère à peine), un fabuleux mélange de trois ingrédients, quatre, non, attendez..
1,2..3..5..6!
donc un fabuleux mélange de six ingrédients sublimes séparément, paradisiaque après une union libre, très libre.
Une super salade tomates, mozzarella, basilique, huile, sel et poivre. Beaucoup de poivre. Non mais vraiment, ben du poivre.

Ne vous inquiètez pas, j'ai l'intention de faire dans le plus extravagant prochainement, maintenant que mon four fonctionne (il est tellement vieux, 35 ans, je le laisse vivre ses caprices) et je fabule même sur quelques recettes de chocolat.
21 janvier 2008
Cornets de soya au lit, littéralement...
Je n’ai pas envie de faire du ménage…
Je n’ai plus le goût de pratiquer mon yoga…
Je ne veux pas aller au boulot…
Je ne sais pas combien de temps ça prend pour faire effet…
Nan! Rien. Enfin, pas pour l’instant. Nous verrons bien demain!
En attendant, un autre « midnight snack » hier soir, quelques heures à l’avance. Lorsque je me lève à 5h du mat pour aller bosser, mes draps m’appellent dès 21h00. Je ne fais un effort que pour certaines émissions télé. (LOST commence bientôt, rien à voir avec la bouffe, mais je risque de trouver un tas de manière de relier l’émission à mon blogue, vous êtes avertis). Pour en revenir à mon casse-croûte, j’ai décidé de faire ça rapide, pas compliqué et coloré. Je dis ça comme si ça m’arrivait de faire compliqué… Ah la la
Il y a quelques jours, en balade sur Sherbrooke Ouest, je suis allée à l’épicerie japonaise située juste un peu plus au Sud, sur Victoria. Je préfère celle sur Sainte-Catherine, mais je ne me prive jamais d’un petit passage lorsque je suis dans le coin. Ils ont aussi en vente des feuilles de soya colorées naturellement avec du curcuma et autre, pour créer de jolis makis, des cornets ou autres préparations ludiques. Pratiques pour ceux qui n’aiment pas le goût du nori, mais qui veulent tout de même s’initier à la cuisine et à l’esthétique culinaire japonaises. Assez dispendieuses par contre, donc on les essaie pour s’amuser puis on conserve le tout dans sa mémoire en savourant un Kraft Dinner (je blague … aucun KD n’a passé le pas de ma porte).

Elles ont tout de même été parfaites pour me monter un petit lunch rapido presto, avec quelques feuilles de laitue, de la mayo japonaise, beaucoup de wasabi (mes voies nasales sont aujourd’hui complètement libérées) et, oui je sais, un crime contre l’intégrité culinaire pour plusieurs, de la goberge. La feuille de soya prend moins l’humidité du riz que les feuilles de nori, elle collait donc moins bien mais restait craquante sous la dent.
Alors je me suis installée au lit avec mon assiette de cornets nappés d’un filet de sauce soya. L’ordi ouvert sur mes cuisses, j’ai regardé pour la xième fois Knocked Up (ce film me fait pouffer de rire, et pleurer de douleurs quand je la vois accoucher). Un petit dimanche soir comme je les aime, tranquille, savoureux, hilarant.
Peut-être que lundi ma psychologie inversée fera effet … je vous en reparle.
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