15 janvier 2008

Mes tant attendus spätzle(s) et pesto de brocoli: petites boules de bonheur en ces froides journées d'hiver

Comme je l'avais promis, ou prédit, en fait seulement mentionné je crois, j'ai fait joujou avec un nouveau bidule que j'ai acheté chez Ares, il y une ou deux semaines, un magasin d'article de cuisine à Laval, assez impressionnant pour que j'accepte de traverser l'eau pour me rendre en banlieue (pas de commentaire sur ma citadinerie, je donne dans la campagne, mais la banlieue, la banlieue.... ça reste encore dur dur dur).

Après des heures de recherche sur Internet, ou une bonne vingtaine de minutes, j'ai choisi une des recettes les plus simples pour produire ma première pâte à spätzle. Il est toujours difficile de se lancer dans la création d'une nouvelle préparation sans avoir observer, zieuter, admirer quelqu'un d'autre se sacrifier et s'exposer aux échecs inhérents à une telle entreprise. Je serai aujourd'hui mon propre cobaye, ma propre tête de turc (il faudrait vraiment trouver une autre expression pour remplacer celle-là), ma propre source de déception et de moquerie. Et oui, j'accepte pleinement tout ce qui peut arriver à partir de maintenant, les explosions, les odeurs nauséabondes, et même une possible mort soudaine. Je me suis signée un contrat, évoquant les risques possibles, et me présentant comme seule responsable des conséquences qui vont suivre. Et oui, la main tremblante, le coeur palpitant, j'ai osé, malgré le doute envahissant mon être, j'ai osé, j'ai mélangé une tasse et un quart de farine avec un quart de cuillérée à thé de sel. J'ai tu toutes les petites voix qui me disaient qu'il était encore temps d'arrêter, et j'ai creusé un gouffre au centre des sables pour y casser un oeuf et y verser un quart de tasse d'eau température pièce. Et j'ai mélangé encore, mon courage à des milles à la ronde, et, sans même y réfléchir, j'ai encore ajouté de l'eau, jusqu'à ce que je me dise, Puz, arrête, arrête, tu vas tout gâcher. La texture était assez épaisse pour se coller à ma cuillère malgré mes émotions chambranlantes, mais assez lisse et liquide pour passer au travers des trous de ma râpe comme mon bon sens coule entre mes synapses.





Et maintenant, on sort la machine, qui doit être installée au-dessus d'une marmite d'eau bouillante. La pâte est coulée dans le récipient, puis on fait joujou avec: droite à gauche à droite à gauche, et va et vient va et encore vient. Je m'amuse...





J'aurais pu me préparer les traditionnels oignons caramélisés pour dorer mes spätzle(s) mais j'ai décidé de me payer une sauce un peu plus vitaminée: j'ai broyé du brocoli cuit à la vapeur, avec des amandes grillées et un peu de parmesan, un petit pesto minute qui réinvente les traditions!

Bon appétit!

Pour mes amis hispanophones: cliquer ici pour aller voir leur site...

14 janvier 2008

Une touche un peu plus amusante ...

Entre l’apparence et la conviction

Je suis une écolo en constante évolution: je ne fais peut-être pas tout ce qui est en mon pouvoir de faire, mais j’agis tout de même en bonne conscience écologique. Je n’ai ni voiture ni motocyclette, je réutilise mes Ziplocs, tous mes Ziplocs, et ne les emploie donc jamais pour faire mariner de la viande (ils sont alors plus difficiles à désinfecter), mon linge est lavé à l’eau froide et sèche à l’air libre, mes produits ménagers sont biodégradables, je recycle tout ce que je peux recycler, et si je ne suis pas certaine, je recycle quand même. Je consomme bio selon la capacité de mon portefeuille. Cependant, je ne fais plus de composte depuis que mon éco-centre à déménager loin de mon chez moi et je continue de manger de la viande, de temps en temps. J’avoue aussi un penchant pour les linges Swiffer qui ramassent parfaitement tous les boubous de mes planchers. Toutefois, mes meubles sont nettoyés avec des guenilles en microfibres, lavables, réutilisables et bien pratiques.

Je ne sais pas si mes contradictions vous semblent d’une hypocrisie monumentale, ou si elles correspondent en gros à vos propres arrangements circonstanciels, vos propres méthodes pour rendre l’écologie abordable et pratique au quotidien. J’essaie tous les jours d’harmoniser mes actions avec mes principes : je culpabilise un peu et me dis que, tranquillement, tous ces changements vont devenir de plus en plus faciles. Je ne fais pas la promotion de mes choix, même si j'en parle ici, et si j'encourage les gens à agir plus consciemment, ça n'est pas pour leur demander d'agir exactement comme moi. Mais parfois, j’enrage, et oui, lorsque je vois des compagnies qui utilisent un argument écologique pour vendre leur produit alors qu’ils vont complètement à l’encontre des principes de ce mouvement.

C’est en feuilletant un mensuel canadien, Wish en fait, que j’ai fait connaissance de TSP Spices, une compagnie d’épices « biologiques » qui propose des produits emballés en petites portions d’une cuillérée à thé, dans des sachets de plastiques jetables!!! Bio et jetable, comique...

À l’heure où les cafés servent maintenant le lait en thermos, le sucre en sucrier, des serviettes de papier recyclé, à l’heure où on tente d’acheter moins de produits emballés inutilement, ou on apporte nos propres sacs à l’épicerie, à l’heure ou je pensais qu’on avançait, finalement, dans la cause, certains viennent me montrer en pleine face que nous ne sommes toujours pas capables, en tant que société, de prendre une cuillère à thé pour mesurer nos épices, qu’ils faut qu’on nous les prépare d’avance, que nous préférons gaspiller des centaines de sachets de plastiques plutôt que d’emballer convenablement nos produits pour conserver leur fraîcheur.

Quand une compagnie de snacks chimiques agit ainsi, je ne suis pas du tout surprise. Lorsqu’une compagnie de produits bios le fait, je me dis que tous ces termes, ces belles images, ces belles convictions, ne veulent plus rien dire. Je me dis qu’il n’y a que le choix individuel qui peut faire avancer les choses, et que , pour l’instant, nous, en tant que groupe, avons beaucoup de chemin à faire.

Dites moi ce que vous en pensez. Suis-je en train de reprocher aux autres ce que je fais moi-même et êtes-vous choqués, comme moi, de voir des aberrations pareilles???
C’était ma montée de lait de la journée.

12 janvier 2008

Souvenirs de voyage

Entre deux musées, une randonnée sur un volcan et un souper avec des amis d'un autre continent, je profite de mes voyages pour faire de fabuleuses découvertes gastronomiques. Quel bonheur de découvrir à deux minutes de mon auberge la plus délicieuse chocolaterie ou la plus enivrante distillerie!

Cet automne, j'ai passé quelques semaines en Hollande et au Danemark, à gambader de ville en ville, à flâner de boutique en boutique, émerveillée des différences et ressemblances de ce monde qui font de l'être humain une entité complexe et charmante. À Amsterdam, je demeurais sur le Kloveniersburgwal (contente de ne pas avoir à le prononcer cette fois-ci), à 5 minutes de marche de la gare centrale, et, à mon grand bonheur et désespoir, à deux minutes d'une minuscule chocolaterie, Puccini Bomboni, caverne resplendissante aux mille et une bouchées gourmandes: des rochers au coeur de carmamel croquant, des ganaches alcoolisées (mes préférées, ai-je besoin de spécifier?). Oh la la, le premier soir, j'en ai acheté 4, les ai toutes dévorées et suis retournée le lendemain dire à la dame qu'ils étaient cruels de créer d'aussi diaboliques choses, que j'en avais rêvé toute la nuit et que, S'il-vous-plait, j'allais en prendre encore 4. Et un gratuit, gracieuseté de la dame. Vous pouvez voir de magnifiques photos de l'endroit ici, pas mes photos, j'étais trop gênée de sortir mon appareil...

Cependant, je n'aime pas que le chocolat. Étonnant, j'en conviens, mais les bonbons me font autant saliver. Vous êtes la bienvenue chez Papabubble, là où on prépare vos bonbons devant vos yeux. On peut en effet, à la boutique même, les observer rouler les rouleaux de sucre, troncer les tronçons, et on peut toujours essayer de ne pas baver sur le plancher, mais ça reste difficile. On voudrait tout prendre, tout acheter, on se retient un peu puis, on se laisse aller...

Au Danemark, j'avais mes propres points de repère, mais "runners" qui me donnaient une certaine constance, comme si je vivais là-bas, comme si j'y avais pignon sur rue. Chaque jour, j'allais prendre mon café au même endroit, une chaîne de librarie/café où je faisais semblant de fouiner les rayons de bouquins en danois pour ensuite aller me prendre mon espresso allongé, m'assoir à une table au bord de la fenêtre et lire mon roman, en anglais. Ensuite, je me baladais en ville, et m'évanouissais devant toutes les franchises de Frellsen Chokolade. J'y trouvais d'immenses triangles de praliné chocolaté, noir ou au lait, des confections de marzipan, qu'on me donnait dans des petits sacs de papier, parfaits pour marcher tout en se "bourrant la face". J'en ai rapporté à Montréal, et mes amis et moi, nous nous sommes empiffrés en souvenir de nos escapades respectives. Comme c'est bon de voyager, même en restant chez soi!

C'est ainsi que, à tous mes voyages, je reviens ici les bras chargés de confections amusantes qui me permettent de revisiter ces endroits magnifiques, à table. Que pourrais-je faire de bibelots et autres attrapes-touristes quand je peux aller dans les épiceries du coin faire le plein de saveurs nouvelles ou eéconfortantes. Il me reste encore des flacons de confiture du Costa-Rica, des bonbons, ma super Salsa Lizano: chaque bouchée me renvoie sur la plage ou sur un volvan, au resto Pescado Loco de Playa Hermosa ou au petit pub charmant de Liberia. Je ne peux rien demander de mieux!

9 janvier 2008

Filet de pangasius au cari rouge et à l'ananas

Un autre de mes cadeaux de Noël de cette année, ce livre de cuisine Thaïlandaise de Jody Vassalo. Comme la plupart des livres de cuisine qui sortent sur le marché ces dernières années, on le regarde plus pour les photos que pour les recettes. C'est celui qu'on feuillette dans le bain quand on n'a pas envie de se commencer un roman, celui qui remplace la télé maintenant que la grêve des scénaristes a fait mourir nos émissions préférées (désolée pour ceux que ça choque, mais mes émissions préférées ne sont pas faites au Québec), celui qui nous rend perplexes car les couleurs ne sont jamais aussi flamboyantes dans notre cuisine. Hum....




Et ben tanpis si ma cuisine ne ressemble pas à celle de Jody, j'ai tout de même décidé de m'inspirer de son Canard au curry et à l'ananas pour habiller mes deux filets de pangasius achetés ce matin chez Shamrock. Pourquoi du pangasius, parce que c'est cheap!



Ingrédients:
1 cuil. à soupe d'huile de canola
2 cuil. à soupe de pâte de curry rouge du commerce (Jody propose une recette intéressante, maison, mais bon, je n'ai pas le temps)
1 boîte de lait de coco
1 cui. à soupe de citronelle hachée (j'achète celle congelée, déjà hâchée et je ne prends que la quantité désirée le moment venu)
1 oignon émincé
1 feuille de lime kaffir, déchirée en petit morceau
2 tomates italienne, épépinées, coupées en dés
1 tasse d'ananas coupés en dés
2 filets de pangasius, environ 250 g chacun
1 cuil. à soupe de sauce au poisson
2 oignons verts, émincés
une petite poignée de coriandre fraîche, hachés

Dans un poêlon, on fait chauffer l'huile, puis on ajoute la pâte de curry pour la faire cuire, environ deux minutes. On verse ensuite le lait de coco. On laisse frémir. Et là, citronnelle, oignon, lime kaffir, et ananas, sauce de poisson, on ajoute. On mélange bien, et on dépose les deux filets de poisson dans la poêle. On laisse cuire, et pour le temps, tout dépend de l'épaisseur de vos filets. Quand c'est opaque, bien blanc, c'est près. Mais juste avant d'y arriver, on jette les tomates, que je n'aime pas trop cuites, et c'est pourquoi je les garde pour la fin. Juste avant de servir, oignons verts et coriandre.



Mon assiette semble bien pleine comme ça, mais c'est qu'il se cache, sous ce poisson, une belle cuillérée de riz complet. Pas jojo, mais oh combien apprécié par mon organisme.

Mon premier bento

C’est en fouinant sur les autres blogs de cuisine que je me suis souvenue de cette fantastique tradition japonaise, le Bento, cette boîte à lunch divisée en section, aux aliments colorés et variés. J’en étais devenue maniaque, il y a plusieurs (plusieurs) années de cela, à l’époque où je me prenais pour Makoto, la Sailor Jupiter de Sailor Moon, et dévorais une pile de manga à chaque semaine. Je me peignais en haute queue-de-cheval, comme elle, m’intéressais de plus en plus à la cuisine, car Makoto étais une foodie aguerrie, et mangeais le plus souvent possible dans une boîte en plastique compartimentée, ma version simplifiée, américanisée, du bento japonais. Cette mode fait de plus en plus d’adeptes sur notre continent, sans surprise bien évidemment. Dans un monde où la nourriture occupe de plus en plus de place dans nos vies, où les aliments sont analysés, discutés, regardés, dégustés et jugés, la table est devenue le point de mire de notre société: même si on met de côté les diètes et régimes minceur, on veut aujourd’hui contrôler et connaître tout ce qu’on ingurgite. On veut savoir d’où proviennent les aliments, qui nous les a fait parvenir, on désire les préparer soi-même ou bien lire le pedigree de celui qui l’a cuisiné pour nous. On fait pousser nos herbes, nos graines, on prépare notre yaourt, achetons les terrines du voisin et participons aux paniers bios du fermier du village d’à côté. Bien que le bento présente des avantages esthétiques indéniables, il ne s’agit en fait que d’une nouvelle façon, plus à la mode, plus in, de contrôler encore plus ce que l’on mange. Moins drastique que l’anorexie, plus amusant que les points Weight Watchers, le bento nous incite à avaler des portions réduites de nourriture ainsi qu’à varier les éléments, un pour chaque compartiment. Il n’y a absolument rien de mal à cela, au contraire : hier les nord-américains, aujourd’hui la planète entière, enfin ceux qui peuvent se le permettre, nous avons tendance à être généreux dans l’assiette et surtout sur la patate ou la pasta. Je dis seulement que le bento arrive à point dans nos maisons et dans nos sacs à lunch : même s’il perpétue notre obsession de la bouffe et notre besoin de contrôle de tout ce qui tourne autour de la table (j’y participe aussi, j’en conviens, avec ce blog de cuisine), il apporte une solution ludique et intéressante à de nombreux problèmes alimentaires courants dans notre société.

Puisque j’ai commencé à travailler de jour (et oui, j’ai un job, un vrai…) j’ai recommencé à me préparer des lunchs, surtout des restants de la veille, comme au temps où j’avais 5 cours par semaine et passais mes journées à l’université et à la bibliothèque. À la recherche d’idée, j’ai fait la redécouverte du bento. Deux heures après, j’étais à l’épicerie japonaise et coréenne sur Ste-Catherine Ouest, entre Guy et Atwater, pour m’acheter ma boîte à lunch. Pas de Hello Kitty - l’aurais pas achetée de toute manière - mais pas de petit bunny ou de papillon non plus (ça, ça serait mignon). Alors j’ai opté pour un ensemble Lock & Lock, très adulte, banal, avec bouteille et enveloppe thermale (je préfère faire semblant que j’ai eu un choix, alors qu’en fait...). Arrivée chez moi, j’ai commandé de vrais bentos ici, ceux avec des bunnies et des papillons.

Alors voici mon premier bento depuis des siècles, pas très original, je l'admets, mais plein de bonne volonté. On y retrouve des nouilles udon sautées avec de la sauce Hoisin, du tofu soyeux poêlé, des mini bok-choy poêlé, une tomate tranchée (il paraît que c'est bon de manger des légumes crus) et de l'ananas. Coloré, simple, délicieux. J'en suis très fière.



En attendant le prochain post, je vous propose d'écouter les commentaires d'Amy Stewart sur notre obsession de la bouffe: intéressant et en anglais.

7 janvier 2008

Repas équilibré: bouillon de champignons et wakame et poudding au panettone

Comme promis, j'ai préparé ce soir un poudding au pain avec un restant de panettone devenu un peu sec. C'est un ancien copain à moi qui m'a initiée à cette délicieuse façon d'apprêter un vieux pain déshydraté ou quelques morceaux de gâteau simple qui ont vu quelques jours passer. Depuis, chaque hiver, je revisite ce satisfaisant dessert, qui me permet de terminer les restes sans m'en rendre compte. Et j'ADORE préparer le poudding avec du panettone. J'ai tendance à abuser de la brioche au déjeuner et la recycler ainsi me permet de la servir à des invités sans endommager ma ligne ou ma réputation de cuisinière.

Tout commence avec une moitié de panettone (un panettone bien banal, sans chichi, comme ceux qu'on retrouve dans un grand sac en plastique transparent). J'ai coupé la brioche en cubes grossiers. J'ai fait regonfler 1/2 tasse de canneberges sèches dans de l'eau, j'ai bien égoutté et ajouter au pain ainsi qu'une pomme verte découpée en cubes.

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Dans un bol, j'ai battu:
3 oeufs
1/4 tasse de beurre non-salé, fondu
1 tasse de lait de soya
1 tasse de lait
1 cuil. à table de vanille
1 cuil. à thé de cannelle

Si vous avez la dent sucrée, ajouter 1/2 tasse de sucre roux (mon palais trouve la brioche assez sucrée).

Vous vous demandez peut-être pourquoi j'utilise souvent du lait de soya. Et bien, les produits laitiers ont tendance à aggraver mes allergies respiratoires, alors je me tourne vers le soya. Mais utiliser seulement du lait de soya change allègrement le goût des plats qui ne contiennent pas beaucoup d'ingrédients (comme ici) ou qui ont une saveur délicate. Alors je mélange...

Revenons à la recette.


On verse le tout sur le panettone. On mélange bien. On graisse un plat allant au four dans lequel on verse la préparation. On tasse bien le tout et on enfourne à 350 pour une quarantaine de minutes, le dessus doit être doré et craquant.

Pendant que le poudding cuit, j'ai décidé de me concocter une petite soupe, celle que je fait lorsque je suis malade et que je veux me remettre d'aplomb. Quant à ce soir, ce souper léger me permettra de me plonger librement dans le dessert qui m'attend... humm... ça commence à sentir le poudding!

Alors voici les ingrédients, pour deux bonnes portions (c'est un souper léger mais quand même, j'ai faim):

5 tasses d'eau
2 sachets de granules de dashi (le dashi est un bouillon japonais, et je suis trop paresseuse ce soir pour le préparer... on trouve ces granules dans la plupart des épiceries asiatiques)
4 champignons shitake secs
1 paquet (environ 100g) de champignon enoki
2 cuil. à soupe de flocons de wakame
tofu soyeux (environ 1/2 paquet)

On commence par faire tremper les shitake dans un petit bain d'eau chaude (environ 1/2 tasse), et ce pour une vingtaine de minutes. On fait aussi tremper le wakame dans une grande quantité d'eau froide.




Dans une casserole, on fait chauffer les 5 tasses d'eau avec les granules de dashi: on fouette un peu pour s'assurer d'une complète dissolution.

Pendant ce temps, on s'occupe des champignons enoki en coupant la partie inférieure des tiges. On sépare les bouquets. Lorsque les shitake sont bien gonflés, on les retire du bain, on verse l'eau de celui-ci dans la casserole, puis on tranche les champignons en languette, en enlevant les pieds au complet. On les met ensuite dans le bouillon. On égoutte le wakame, qu'on verse aussi dans le bouillon. On laisse frémir pendant environ 5 minutes, ou plus longtemps selon la texture des champignons recherchée (je les aime encore un peu caoutchouteux). Pendant qu'on attend, on coupe le tofu soyeux en cubes qu'on dépose dans le fond de deux bols. On jette les enoki dans la casserole, on laisse tranquille 1 ou 2 minutes: ces bestioles n'aiment pas être trop cuittes. On verse la soupe dans les bols, sur le tofu, et on ajoute un peu de sauce soya au goût.



Hummm.... ça me rend heureuse à chaque fois!

Ohhh la la, mais le poudding est prêt. Malheureusement, je n'ai plus de rhum, alors je vais me contenter d'un peu de crème, des pignons grillés et quelques cannerberges pour enjoliver mon dessert. On ne peut pas tout avoir dans la vie!

Plus de "veggies"!

L'année ne commence pas trop mal. Jusqu'à maintenant, je tiens mes résolutions 3 jours sur 4, ne culpabilise pas trop sur mes écarts de conduite et me mets au lit en me disant que demain est un autre jour. Je m'étais dit que 2008 serait une belle année, et j'ai l'intention de faire en sorte d'avoir eu raison. Rien de pire que d'avoir tort. Mon appart est un bordel, j'ai beau faire la vaisselle - une vaisselle - par jour, je ne suis pas encore arrivée au bout du massacre des fêtes. La pile de vêtements sales est plus haute que ma laveuse et mon foie encore trop en compote pour me permettre un gros bol de spätzle(s). Mon meilleur ami, ces temps-ci, est un grand verre d'eau avec 10 gouttes de décoction d'artichaut faite maison, dans un pot Mason.

Mais j'ai le sourire aux lèvres. Il pleut sur Montréal, et les montagnes de neige sont en train de fondre. Cette ville est imprévisible, contrairement à mon humeur que j'ai décidé de fixer au top. Et si ce soir je devrais me passer de grosses et dodues pâtes allemandes, je me payerais bien un bon poudding au pain avec une sauce au rhum.... Je peux bien me le permettre. J'ai été bien sage hier, et ce midi, avec un petit sauté chinois, thaï, ce que vous voulez (ai-je déjà mentionner que je ne croyais pas en l'authenticité culinaire), plein de légumes et faible en gras ainsi que mes tisanes de plantes.

S'il n'y a rien eu de somptueux dans ma bombance ces derniers jours, cela risque de changer ce soir, grâce à un restant de panettone, quelques oeufs et un peu de rhum.

3 janvier 2008

Un cake pour Papa



Je consulte de temps en temps les autres blogs de cuisine, francophones ou anglophones, mais pas trop souvent. Ils sont tous (presque tous) assidus et talentueux, tellement que je me mets inévitablement à culpabiliser: je devrais cuisiner plus souvent, et prendre des photos à chaque fois, ce qui est loin d'être le cas pour l'instant. Je devrais prendre des notes sur les restos que je fréquente, les boutiques spécialisés que je visite. Ou tout simplement préparer des repas plus extravagants, plus gargantuesques, plus décadents... Je suis si paresseuse, j'aime les choses bien faites, mais surtout vite faites. Toutefois, de temps en temps, je me mets au travail, et ma volonté est multipliée par 10 s'il s'agit de faire plaisir à quelqu'un. J'adore préparer des gâteaux, des scones, muffins et biscuits pour mes proches, surtout pour mes parents, qui ne sont pas très compliqués côté bouffe et qui savent apprécier mon jeune talent.

Pour en revenir aux autres bloggeurs, je suis sporadiquement les aventures de The Amateur Gourmet et de Chocolate & Zucchini. Et j'ai même acheté le livre de cuisine de Clotilde Dusoulier. Intéressant petit bouquin, je ne sais pas s'il deviendra un jour un "runner" dans ma Puz-kitchen, mais je m'en suis déjà inspirée pour confectionner une petite gâterie cette hiver dont mon père en a été l'heureux récipiendaire (aucun retour de marchandise pour l'instant).

Je me suis inspirée de son Honey Spice Loaf pour concocter un gâteau un peu plus festif et somptueux, avec du gingembre confit, du zeste d'agrume et une bonne louchette de Grand Marnier. Je l'ai conservé et badigeonné d'alcool comme pour un gâteau aux fruits, jusqu'au moment de l'offrir. En plus de ces ajouts, j'ai changé certains ingrédients pour qu'il soit plus à mon goût (je sais, il ne m'était pas destiné, mais bon, disons que mon père m'en avait offert une tranche, il aurait été louche de ne pas croquer dedans seulement parce que je ne supporte pas la mélasse, non, hein???)

Gâteau aux épices et au Grand Marnier

1,5 t. de lait de soya
1 t. de miel
zeste de 2 oranges
2 t. de farine tout usage, blé entier
2 cuil. à thé de poudre à pâte
1 cuil. à thé de bicarbonate de soude
une pincée de sel
2 cuil. à thé de cinq-épice (mélange de cinq épices chinoises, on en trouve partout, même chez Métro)
1/4 t. de gingembre confit hâché
1/4 t. de Grand Marnier ( et un peu plus pour badigeonner après cuisson)

J'ai hâché et fait trempé le gingembre dans le Grand Marnier 24 heures à l'avance, pour qu'il reprenne son humidité et qu'il ne reste plus une gôute d'alcool dans le bol.



Le lendemain...

Le four chauffant à 350 F, on prépare (graisse ou parchemine) un moule à pain d'environ 22 par 10 cm.
Dans une petite casserole sur un feu moyen, on mélange le lait, le miel sans porter à ébullition. Quand tout est homogène, on laisse de côté, le temps que ça refroidisse un peu. À ce moment là, mettre le zeste d'orange, qu'on prélève juste au-dessus du récipient pour récolter chaque particule d'huile essentielle.



Dans un grand bol, on passe au tamis la farine, poudre à pâte, bicarbonate de soude, le sel et le mélange d'épices. Former un puit au centre des ingrédients secs. On y incorpore, petit à petit, au fouet, les liquides. À la fin, on mélange délicatement le gingembre confit. On verse dans le moule et on cuit de 40 à 50 minutes. Une belle croûte se forme à la surface. À la sortie du four, laisser le refroidir un peu avant de libérer le gâteau. Verser un peu de Grand Marnier sur la croûte, répéter autant que vous le voulez. Envelopper dans du coton fromage et du papier alu.


Offrir avec un beau sourire.